fluor
Description
Le fluor agit en se fixant sur l'émail des dents l'émail devient plus résistant à l'acide qui se libère localement dans le milieu buccal après un repas.
Le fluorure peut être amené au niveau des dents de deux manières :
par voie locale : c'est la voie à privilégier, qui présente le plus d'avantages et le moins d'effets secondaires. L'intermédiaire est le dentifrice. La concentration en fluor des dentifrices pour adultes est relativement constante : 1 000 à 1 500 ppm. Le fluor contenu dans le dentifrice se fixe sur les dents lors du brossage. La durée de brossage doit donc être suffisante (trois minutes matin et soir) ;
par voie systémique : cette voie est utilisable seulement pendant la formation des dents, soit depuis la naissance jusqu'à 12 ans. L'intermédiaire est soit du fluor en comprimés (prescrits par le dentiste), soit une source alimentaire : eau ou sel de cuisine.
Dans ce cas, il faut être vigilant sur la quantité totale de fluor ingérée, et ne pas multiplier les sources.
Doses recommandées par l'OMS : 0,05 mg/kg/jour.
Doses à risque de fluorose : 0,1 mg/kg/jour.
Les enfants avalent toujours une partie du dentifrice, d'autant plus qu'ils sont jeunes. L'ingestion de dentifrice diminue avec l'âge : de 2 à 4 ans, 50 % du dentifrice est avalé ; de 4 à 6 ans, 30 % du dentifrice est avalé ; à 6 ans et plus, 10 % du dentifrice est avalé. Il est donc très important d'adapter la concentration de fluor à l'âge de l'enfant.
Les recommandations sur la concentration et la quantité de dentifrice indiquent qu'à partir de 3 ans, un dentifrice doit avoir une trace de fluor (250 ppm) ; puis progressivement, jusqu'à 6 ans, on augmente la quantité, 500 à 1 000 ppm. Après 6 ans, la concentration atteint 1 000 à 1 500 ppm, en continuant d'augmenter la dose.
Les boissons acides telles que le Coca-Cola dissolvent le fluorure de calcium déposé sur la surface des dents. Le fluorure de calcium a par conséquent une durée de vie faible dans une bouche fréquemment lavée par des sodas.
L'application locale de fluor en vue de prévenir ou de reminéraliser les lésions dentaires provoquées par les sodas (lorsque leur consommation est maintenue) est donc sans fondements théoriques. Dans des conditions normales (sans présence régulière de liquide acide dans la bouche), une réduction des incidences de caries a été notée après plusieurs mois d'application de fluorure de calcium.
Fluorose dentaire :
stade 1 : Douteux : petites taches blanches ;
stade 2 : Fluorose très légère : liserés blancs sur les bords libres et cuspides ;
stade 3 : Larges plaques blanchâtres ou brunâtres supérieures à 25 % de la surface dentaire ;
stade 4 : Fluorose modérée : colorations brunes, puis sur les faces linguales et vestibulaires.
Réglementation
Diverses normes et règlements existent, selon les pays et les usages de certains produits.
Sources alimentaires
Les principales sources alimentaires de fluor sont les eaux minérales fluorées, telles que Saint-Yorre, Vichy Célestin ou encore Quézac ; les produits de la mer, comme les poissons marins, crustacés ou encore les algues marines séchées ; le sel de table fluoré ou encore les feuilles de thé vert.
Le fluor est aussi présent dans les végétaux, et principalement dans les graminées. Il joue un rôle important dans le règne animal, où il se trouve essentiellement dans les os et les dents. Bien que sa présence ait été soupçonnée dans les sels depuis longtemps, la préparation du fluor est relativement récente.
Les types de fruits qui contiennent du fluor sont extrêmement variés et apparemment infinis. Les pommes, les fraises, les bananes, les pêches, la pastèque et les cerises en font partie. Il est préférable de manger des fruits frais pour profiter au maximum des bienfaits des minéraux et autres nutriments qu'ils offr
Toxicité et écotoxicité
Les cultures agricoles et fruitières ou la viticulture peuvent être contaminées par des sources industrielles relativement distantes, comme cela a été montré dans les années 1970 dans le Vignoble du Valais.
Environ un tiers de la population mondiale consomme de l'eau potable provenant des nappes phréatiques. Un nombre approximatif de 300 millions de personnes puisent leur eau dans des nappes phréatiques fortement polluées par de l'arsenic et du fluorure. Ces éléments traces sont le plus souvent d'origine naturelle et proviennent des roches et des sédiments lessivés par l'eau. En 2008, l'Institut Suisse de Recherche de l'Eau Eawag a présenté une nouvelle méthode permettant d'établir des cartes des risques pour les substances toxiques géogènes dans les eaux souterraines. Cela permet de déterminer plus efficacement quelles sources devraient être contrôlées. En 2016, le groupe de recherche a mis ses connaissances en libre accès sur la plate-forme GAP (Groundwater Assessment Platform / www.gapmaps.org). Celle-ci permet aux spécialistes du monde entier de charger leurs propres données de mesure, de les visualiser et de créer des cartes des risques pour des régions de leur choix. La plate-forme sert également de forum d'échange de connaissances afin de contribuer au développement de méthodes visant à éliminer les substances toxiques de l'eau.