Aunée

Précautions

L'aunée est contre-indiquée aux femmes enceintes, car elle stimule les contractions utérines. Elle est également contre-indiquée aux femmes qui allaitent et aux personnes souffrant de diabète ou de problèmes cardiaques.
Effets indésirables
A de trop fortes doses, l'aunée peut entraîner des dermatites allergiques, des allergies de contact, des vomissements, des diarrhées, des crampes ou même des paralysies.

En cuisine

L'aunée produit un gros rhizome fortement aromatique qui se mange crue, séchée ou après l'avoir fait cuire dans plusieurs eaux, histoire d'atténuer un peu sa saveur. On peut le râper pour parfumer salades de fruits, gâteaux, desserts ou liqueurs. Où, on peut le couper en morceaux et le confire dans un sirop de sucre. Les belles fleurs jaunes peuvent être employées en garniture dans divers plats. Les jeunes feuilles encore tendres se mangent après avoir cuit dans l'eau.

Propriétés

Cette plante médicinale est utilisée en phytothérapie pour ses racines et ses fleurs. Celles-ci contiennent des lactones sesquiterpéniques, notamment de l’alantolactone et de la santamarine, des molécules aux propriétés antibactériennes, antifongiques et détoxifiantes.

L’aunée est également composée d’inuline, un polysaccharide qui lui confère une action tonique. De plus, les principes amers de cette plante participent à la stimulation de l’appétit. L’aunée possède également des propriétés diurétiques, expectorantes, mucolytiques et antitussives. Cette pourquoi cette plante est recommandée en cas de toux chroniques et irritantes.

Son action anti-inflammatoire favorise un meilleur confort respiratoire, notamment au niveau des bronches. Cette plante agit également comme anti-allergique et antispasmodique pulmonaire. Par ailleurs, l’aunée exerce une action protectrice au niveau du foie et des reins.
Les bienfaits
Traditionnellement utilisée pour faciliter la digestion, l’aunée contribue au drainage de l’organisme. Par ailleurs, elle facilite l’expectoration et participe à une respiration adéquate et facile tout en adoucissant la gorge.
Utilisation interne
Antiseptique calmant, asséchant des voies respiratoires, antispasmodique respiratoire, expectorant, cholagogue et cholérétique, bactéricide, antiviral, tonique, diurétique, diaphorétique, emménagogue, vermifuge.
Utilisation externe
Antifongique.
Indications thérapeutiques usuelles
Infections des bronches et infections pulmonaires (toux, trachéite, bronchite, catarrhe, encombrement pulmonaire) ; stimulation de la digestion ; affections hépatobiliaires (ictère) ; affections des voies urinaires ; règles irrégulières ou insuffisantes ; abcès, ulcères ; parasitose, dermatoses.
Autres indications thérapeutiques démontrées
Amélioration de l'état général ; stimulation de l'appétit ; anticancéreux.
Elle est généralement regardée comme utile dans l'atonie des organes digestifs, les catarrhes vésicaux et pulmonaires chroniques, l'asthme humide, la diarrhée séreuse, l'aménorrhée, la leucorrhée, etc. A l'extérieur, on l'emploie dans la gale et dans les dartres.
Comme la plupart des substances amères et aromatiques, la racine d'aunée remédie à l'atonie de l'estomac et des intestins. Cette propriété s'étend ensuite à d'autres appareils d'organes suivant les dispositions de ces appareils. C'est ainsi qu'elle peut provoquer le flux menstruel, la sécrétion des urines, les sueurs, l'expectoration, etc. Son action sur les voies respiratoires, quand la toux est humide et l'expectoration abondante, s'observe constamment. Tronchin prescrivait, pour favoriser et tarir l'expectoration, l'infusion miellée de racine d'aunée et d'anis étoilé. L'anis étoile peut être remplacé par notre anis indigène. (Dehaen préconise contre la coqueluche soit le vin, soit le vinaigre d'aunée par cuillerées à café.)

Posologie

Si vous avez eu la bonne idée de faire sécher du millepertuis et du lierre terrestre en saison, vous pourrez préparer une potion destinée à soigner les bronchites et la toux qui risquent de se manifester durant l'hiver, en mélangeant les trois plantes à parts égales et en infusant le tout dix minutes à raison d'une cuillère à thé par tasse d'eau. Prenez trois tasses par jour, avant ou après les repas.
Pour soigner les maladies cutanées, particulièrement les prurits, on lave la partie atteinte avec une décoction préparée à raison de 30 g par litre d'eau.
En Chine, on se sert des fleurs de l'Inula japonica pour soigner l'asthme et la bronchite accompagnée d'un trop-plein de mucus, ainsi que les vomissements et le reflux acide.

En décoction : 10 à 20 g par litre d'eau ; boire 1 tasse avant chaque repas.
En teinture : 15 à 20 gouttes quatre à cinq fois par jour.
La racine séchée et réduite en poudre peut être consommée telle quelle dans un liquide, à raison de 2 à 10 g par jour.
En infusion : 50 g par litre d'eau froide : faire frémir puis laisser infuser quinze minutes. Boire de 2 à 6 tasses par jour.
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En extrait fluide : 5 à 10 g par jour.
En usage externe pour lutter contre les prurits, dermatoses... Préparer une décoction de 30 g de racines séchées pour un litre d'eau. Laver la zone concernée avec une compresse et renouveler deux à trois fois par jour.

o Décoction ou infusion, de 15 à 30 gr. par kilogramme d'eau; la décoction, qui dissout la résine, est très âcre; l'infusion est très aromatique, ce qui rend la première plus convenable pour l'extérieur, et la seconde pour l'intérieur.
o Sirop, de 30 à 100 gr. en potion. Peu employé.
o Teinture, de 5 à 15 gr. en potion ou dans le vin.
o Vin (1 de racine fraîche sur 20 de vin blanc), de 60 à 100 gr.
o Extrait, de 1 à 10 gr. en bols, pilules, etc.
o Conserve, de 5 à 10 gr. en bols, pilules.
o Poudre, de 2 à 10 gr. en bols, pilules ou dans du vin.
A l'extérieur
o Décoction concentrée, pour lotions, fomentations.
o Poudre, 1 à 5 d'axonge, pour onguent, pommades, en frictions.



Composition

Huile essentielle : hélénine ; fructosanes dont inuline ; alcools triterpéniques ; stérols, mucilage, principes amers, saponines, résines.