violette (Violaceae odorata)

Précautions

Les effets secondaires de la violette odorante sont généralement minimes et peu fréquents. Les plus courants sont la somnolence et l'irritabilité. La violette odorante peut également provoquer des nausées, des vomissements, des maux de tête et de l'hypotension.

Dans de rares cas, elle peut entraîner une allergie. Si vous présentez des symptômes d'allergie, arrêtez de prendre la violette odorante et consultez immédiatement un médecin. 

Les violettes odorantes sont déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants de moins de 12 ans, aux personnes souffrant d'hypertension, de diabète ou de maladies cardiovasculaires. leur effet peut modifier les doses de médicaments nécessaires à leur traitement. Donc, sans un suivi régulier, il est préférable d'éviter.

De plus, il est important de ne pas dépasser la dose recommandée, car cela pourrait entraîner des effets secondaires tels que nausées, vomissements, diarrhée, maux de tête ou vertiges.


En cuisine

Les jeunes feuilles de violette se mangent crues ou cuites, en salade, et cuites elles épaissiront une soupe ou un bouillon car elles sont mucilagineuses (elles prennent de la consistance dans l’eau).
Les fleurs de violette décorent les salades et se confisent dans le sucre pour donner une friandise bien connue, la violette de Toulouse. Elles donnent aussi une saveur très parfumée aux cakes, sirops, miels et vinaigres, et on en fait également des confitures, des gelées.

Les jeunes feuilles se mangent crues ou cuites. Mucilagineuses, elles donneront de la consistance à une soupe ou un bouillon clair. Elles sont riches en vitamine C (210 mg par 100 g) et sans être très élevée, leur teneur en bêta-carotène n'est pas négligeable (824 mg en équivalent-rétinol par 100 g). Leur forme originale et leur couleur égaieront les mescluns printaniers et leur finesse contribuera à équilibrer les saveurs plus prononcées du cresson, de la chicorée ou de la moutarde.

Quant aux fleurs, bien sûr, on peut les ajouter aux salades, mais traditionnellement, elles ont surtout servi à confectionner des sirops et des gelées ou, cristallisées, à décorer gâteaux et autres desserts. En Allemagne, on les met parfois à flotter dans le traditionnel Vin de mai, un mélange de vin de Moselle et de champagne dans lequel on a fait macérer des morceaux d'orange et d'ananas ainsi que des tiges d'aspérule odorante, une plante sauvage extrêmement aromatique.

Le sirop de violettes pourra entrer dans la préparation de glaces ou de sorbets maison, napper crêpes, gaufres, gâteaux et tout ce qui vous plaira !

Parfum de violette d’un plat maison : Pour ce faire, les tiges sont retirées des fleurs fraîches et rapidement séchées à l’ombre ; un peu de sel de table fin est versé sur une plaque métallique chaude qui, une fois séchée, se mélange avec les pétales floraux. Tout cela est conservé dans un bocal avec un bouchon givré. On obtient ainsi le parfum de la violette, aux usages multiples.

Propriétés médicinales

Utilisation interne
Expectorante : les feuilles et les fleurs de la violette odorante soignent les affections broncho-pulmonaires d'intensité faible à modérée, comme la toux, les rhumes et les bronchites.
Sudorifique : elle favorise la transpiration et fait baisser la fièvre, en cas d'état grippal.
Emétique : la violette odorante peut être utilisée pour traiter les indigestions ou les intoxications légères.
Anti-inflammatoire et émolliente : diluée dans un bain, la décoction de violette odorante diminue les douleurs rhumatismales.
Apaisante : en inhalations ou délayée dans un bain, elle calme la nervosité, fait baisser le stress et réduit les insomnies.
Epilepsie, asthme, eczéma, irritations oculaires.
Laxative et diurétique, la violette traite les constipations légères, même chez les jeunes enfants.

Les vertus expectorantes de la violette en font un traitement idéal en cas d’infection respiratoire (rhume ou bronchite). En infusion (50 g de fleurs par litre d’eau bouillante), la violette calme les irritations et soulage la toux.

Posologie

Étant donné sa richesse en mucilage, on ne s'étonne pas que les herboristes aient recommandé la violette pour soigner la toux et la bronchite ainsi que la constipation légère, un peu comme pour la graine de lin. Dans les hôpitaux, on préparait jadis à cet effet le sirop violat, dont la recette est en bas de page.
Pour les bronchites et la toux, on a recommandé de prendre 30 à 50 g par jour. Aux enfants, on en administre 1 c. à thé, une ou deux fois par jour. Étant donné la quantité de sucre qu'il y a là-dedans, ils ne se font généralement pas prier pour prendre leur potion !

Pour soigner la constipation légère chez les tout-petits, on administre un mélange de 1/2 à 1 c. à thé de sirop avec la même quantité d'huile d'amande.

Décoction : 5 g de racines sont bouillies dans 300 g d’eau ; lorsque le liquide a été réduit à un tiers, il est sucré avec du miel ou du sucre et bu rapidement. Excellent pour les rhumes et la toux.
Cataplasme : Pour éliminer le gonflement causé par les coups et les contusions, les crevasses du sein en cas d’allaitement difficile et les escarres. est préparé un cataplasme avec des feuilles fraîches, bouillies dans peu d’eau, à appliquer chaud sur la partie douloureuse.

Faites sécher une partie de votre récolte de fleurs de violettes dans un endroit sombre pour éviter que les fleurs ne se décolorent. Si le temps est trop humide, chauffez votre four à 100°, mettez les fleurs sur une tôle à biscuits recouverte de papier ciuisson et laissez-les de quatre à six heures, porte entrouverte. Laissez-les ensuite refroidir puis conservez-les dans un contenant de verre, de préférence opaque. Sinon vous devrez le ranger dans un coin obscur.

Composition

Les fleurs de violette sont riches en mucilage, ont des traces d’essence, de petites quantités d’acide salicylique et d’autres composés tels que la violamine. Dans la racine, on trouve également des alcaloïdes tels que l’odoratine, diverses saponines et des acides organiques. 

 Le mucilage des fleurs a des propriétés émollientes, antitussives et anti-inflammatoires. D’autre part, l’acide salicylique est connu pour ses propriétés analgésiques et antipyrétiques, car les saponines contenues dans la racine ont également été utilisées pour provoquer des vomissements, enfin, les alcaloïdes de la racine exercent une action hypotensive. 

La précaution à garder à l’esprit par rapport à cette plante est que, à fortes doses, elle sert principalement à provoquer des vomissements, il est donc déconseillé d’en abuser. Ses fleurs fraîches sont utilisées pour l’extraction d’une huile essentielle parfumée qui est utilisée dans le monde entier ; c’est l’une des essences les plus agréables qui existent. 

Sirop violat

Verser 1 litre et demi d'eau chauffée à environ 45° C sur 450 g de violettes.
Agiter pendant quelques minutes puis passer en pressant légèrement pour exprimer le liquide.
Peser ensuite les pétales de violettes, les mettre dans la partie supérieure d'un bain-marie, ajouter deux fois leur poids d'eau bouillante et laisser infuser 12 heures.
Passer en pressant pour exprimer le liquide. Cette fois, c'est l'infusion qu'il faut peser et lui ajouter le double de son poids en sucre en laissant ce dernier se dissoudre partiellement dans l'infusion avant de chauffer au bain-marie jusqu'à parfaite dissolution. Mais pas plus. Retirer du feu aussitôt.
Toutes ces opérations complexes ont pour but de préserver les principes actifs, facilement dispersables des fleurs de violette.
Conservez le sirop au réfrigérateur dans des bouteilles de vin bien nettoyées et fermées avec un bouchon de liège ou scellez les bouteilles avec de la paraffine et conservez-les dans un endroit frais.