Moscatelle (Adoxa moschatellina L. ) Adoxe musquée

Paragraphe 1

Elle aurait été utilisée en infusion contre l'anxiété.

Cette petite plante, peu connue et peu utilisée, contient toutefois des séco-iridoïdes (secologanine, morroniside) proches du gentiopicroside de la gentiane (Gentiana lutea) ainsi que des iridoïdes (adoxoside). Cazin l’a surtout utilisée pour ses propriétés anti-spasmodiques et calmantes nerveuses à tropisme digestif (gastralgies), mais aussi diaphorétiques en association avec du tilleul et du gaillet jaune. Bien que peu étudiés, ses principes actifs (iridoïdes) pourraient également lui conférer des vertus anti-inflammatoires et myorelaxantes intéressantes.

Paragraphe 2

C'est une élégante petite plante, de 5 à 15 cm, qu'on trouve dans les endroits frais et ombragés ou dans les prairies humides en presque toute l'étendue de notre Flore.
Ses petites fleurs verdâtres, sans pédoncules, groupées en une tête arrondie au sommet de la tige, s'épanouissent depuis le mois de mars jusqu'au mois de mai, et encore en juin dans les altitudes élevées ; elles exhalent une légère odeur musquée. Les feuilles sont toutes à la base de la plante sauf deux feuilles opposées, placées plus haut sur la tige. Les feuilles de la base ont un long pétiole, et leur limbe est une à deux fois complètement divisé en segments trilobés ou bilobés. Les deux feuilles opposées sont chacune plus ou moins profondément divisées en trois parties. Les fleurs sont groupées par 4 à 6 en une masse dont le contour affecte un peu la forme d'un cube. Les fleurs supérieures ont la corolle à 4 divisions et 4 étamines, chacune à filet divisé (en apparence 8 étamines) ; les fleurs inférieures ont la corolle à 5 divisions et, 5 étamines divisées (en apparence 10 étamines). Les fleurs supérieures ont un ovaire à 4 loges, 4 styles et les fleurs inférieures ont un ovaire à 5 loges, 5 styles.
C'est une plante herbacée, vivace, sans poils, d'aspect délicat, à tige souterraine blanchâtre, portant des feuilles réduites à des écailles. En hiver, la plante ne comprend plus que sa partie souterraine formée d'un petit corps renflé, en cône renversé et qui est; muni d'écailles charnues disposées sur deux rangées. Au printemps, une ou deux feuilles vertes sortent au-dessus du sol, puis la tige florifère se développe chez les individus qui produisent des fleurs. Il naît alors 2 à 4 rameaux souterrains allongés à l'aisselle des écailles supérieures ou des feuilles de la base. Chacun de ces rameaux se renfle à son extrémité qui s'isole du reste de la plante, et ces renflements isolés donnent autant de pieds nouveaux qui ne produisent chacun qu'une seule racine adventive. En même temps, la souche, florifère ou non, qui a émis ces rameaux souterrains, se détruit avant l'hiver. (On trouve des exemplaires anormaux dont la corolle est très développée ou très réduite, dont une étamine est transformée en pétale ; parfois les fleurs sont toutes du type 4, ou encore toutes du type 5).

Noms vulgaires. En français : Herbe musquée, Moschatelline, Muscatelle, Petite-Musquée, Herbe-du-musc, Fumeterre-mus-quée, Petite-Sanicle. En allemand : Bisamkraut, Moschatelle, Moschuskraut, Waldrauch. En flamand : Muskuskruidje, Muscuskruid, Muskusplant. En italien : Dentaria-moscadellina, Ranuncolino-muschiato, Erba-fumaria. En anglais : Hollow-root, Moschatel, Gloryless, Musk-root.

Usages et propriétés. Les tiges souterraines et les racines sont résolutives. Les cendres renferment une certaine proportion de cuivre.

Distribution. Préfère les terrains siliceux et argilo-calcaires ; peut s'élever jusqu'à 1.550 m. sur les diverses montagnes . France : assez commun en général, mais de distribution inégale. Par exemple : commun en Lorraine, aux Environs de Paris, en Normandie, en Limousin, dans la Sarthe; peu commun dans le bassin du Rhône et les Alpes ; çà et là dans l'Ouest ; rare dans le Jura, le Tarn, l'Aveyron ; manque dans les Corbières ; rare dans les Pyrénées ; très rare dans la Région méditerranéenne, etc. Suisse : çà et là. Belgique : assez commun en général, mais assez rare dans la Région campinienne, et rare dans la Région littorale.
Europe : presque toute l'Europe sauf la majeure partie de la Presqu'île Scandinave et la Laponie. Hors d'Europe : Caucase, Kashmir, Sibérie ; Amérique arctique et Montagnes Rocheuses.


Paragraphe 3

Moscatelle et, en ajoutant le suffixe diminutif -ine, moscatelline, dérivent du latin tardif muscatus, signifiant «.qui a le goût, l’odeur du musc.».

Ces termes découleraient des émanations musquées se dégageant de la plante ou du moins de certaines de ses parties (feuilles séchées, rhizome).

Le musc est un nom donné à l’origine à une substance très odorante obtenue à partir d’une glande des cerfs musqués (famille des Moschidés). Musc vient du latin médiéval muscus, du grec moskhos, lui-même provenant du persan mushk, et probablement du sanskrit muska-s, «.testicule.», sans doute en raison de la forme de la glande.10.

Paragraphe 4

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