Lierre terrestre (GLECHOMA HEDERACEA)

Précautions

o Nous avons les précautions classiques : pas chez la femme enceinte ou allaitante par manque de données.
o La plante est déconseillée chez la personne qui est sous anticoagulants.

En cuisine

On peut l'utiliser en déco de boissons, de plats ou manger les jeunes pousses tendre du printemps (jusqu'à mai) en mélange dans les salades ou les poélées de légumes. On peut en faire des gelées aromatisées au plantes sauvages.

Propriétés médicinales


Parties utilisées : parties aériennes de la plante fraîche ou en alcoolature.
Il est utile pour les bronchites. 
 Le lierre terrestre assèche les muqueuses ORL , lorsqu’il y a une forte production de mucus 
Le lierre terrestre va calmer cette surproduction et va au passage permettre une meilleure élimination.

Donc : expectoration abondante, condition humide, condition chronique.

o Otite séreuse, pour décongestionner ;
o Sinusite, surtout de nature allergique, combinée avec d’autres comme le plantain, l’euphraise, etc ;
o Asthme allergique, asthme "humide" ;
o Tout problème de type bronchite qui traîne, qui rentre dans la chronicité. On peut voir cela chez le fumeur, chez la personne allergique, dans les régions où le climat est très humide, dans les régions polluées.
o Bonnes associations avec les plantes comme l’aunée et l’hysope pour essayer de mettre fin à cette chronicité.

Digestion et pertes blanches
Comme de nombreuses lamiacées aromatiques, elle va 

➜ soulager les ballonnements, les crampes, les inflammations intestinales.
➜ leucorrhées
. Là encore, elle est asséchante.

➜ problèmes d’acouphènes
C’est une vieille indication qui remonte aux années 1600, mais qui a été confirmée par de nombreux praticiens dans les pays anglophones ces dernières années.
Kress nous dit que tout le lierre terrestre qu’elle ramasse, toute sa réserve, est distribué à ceux qui souffrent d’acouphènes et qui en sont très satisfait.
Elle nous rappelle aussi, et là notez bien car c’est un point clé : la plante doit être utilisée pendant des mois, 2 à 3 tasses d’infusions par jour. Il faut s’y tenir.
intoxication au plomb, qu’on appelle aujourd’hui saturnisme.
On retrouve cette indication dans les vieux écrits des années 1800, aux États-Unis en particulier (voir King's American Dispensatory, 1898).
Le lierre terrestre était utilisé en prévention contre une intoxication éventuelle, par les peintres en particulier, et en curatif aussi s’il y avait intoxication.
Certains pensent que la plante pourrait aussi agir sur une intoxication au mercure ou à d'autres métaux, ce qui est un peu spéculatif mais bon, c’est à garder en tête si vous êtes à la recherche de solutions.

Posologie

A savoir, la plante perd vite ses propriétés au séchage, l’idéal serait donc de l’utiliser fraiche :
o Infusion des parties aériennes fraiches ;
o Teinture des parties aériennes fraîches.
Si vous n’avez accès qu’à la plante sèche, assurez-vous qu’elle soit encore aromatique. Basé sur mon expérience du marché, c’est hélas plutôt compliqué d’avoir cette qualité. Si elle est trop vieille, il n’y aura quasiment aucun résultat.
Pour les dosages :
o 15 à 30 g de plante sèche pour un litre d’eau, 3 à 4 tasses par jour entre les repas.
o Pour la forme fraîche, une bonne pincée par tasse, le tout est de se faire une infusion bien aromatique.
o Pour la teinture, 1 cuillère à café 2 fois par jour.

Composition

Constituants :
o Alcaloïdes (hédéracines A et B) ;
o Acides phénols (acide rosmarinique) ;
o Flavonoïdes (hétérosides d'apigénol, de lutéolol et de chrysoériol) ;
o Lignanes ;
o Sesquiterpènes (glechomafurane ou glechomanolide) ;
o Triterpènes dérivés de l'acide ursolique ;
o Huile essentielle à cétone monoterpénique ;
o Lectines.