Le millepertuis

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Propriétés

TLe millepertuis est connu pour ses effets antidépresseurs, même s'il était autrefois considéré comme une plante magique, un "chasse diable". Depuis près de 2 500 ans, il sert à repousser la mélancolie. Calmant, le millepertuis commun, ou millepertuis officinal, est aussi efficace contre l'insomnie, pour favoriser un sommeil réparateur, pour aider dans le sevrage du tabac ou pour soulager des plaies.raiter la dépression légère ou modérée.

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Efficacité possible

Traiter les troubles psychosomatiques.

Réduire les troubles de la ménopause.

Réduire les symptômes liés aux cycles menstruels.

Efficacité incertaine

Traiter les gliomes malins.

Diminuer le psoriasis.

Réduire la sévérité du syndrome des jambes sans repos.



Usage reconnu

Traiter les troubles psychosomatiques, les états dépressifs, l'anxiété, l'agitation nerveuse et les troubles digestifs (dyspepsie).
Soigner les contusions, les douleurs musculaires et les brûlures mineures.
En phytothérapie, on utilise les sommités fleuries et les jeunes feuilles.

Le millepertuis possède de nombreux bienfaits grâce à sa richesse en principes actifs : hypéricine (substance contenue dans les fleurs et les bourgeons qui normalise les neurotransmetteurs intervenant dans le changement de l'humeur) ; hyperforine ; tanins ; huile essentielle ; résine molle ; acides phénols ; flavonoïdes ; xanthones (qui agit comme un sédatif antidépresseur).

Dans les feuilles et la tige : flavonoïdes, antioxydants, antispasmodiques.

Utilisation interne
Propriétés astringentes ;
Antiseptiques ;
Analgésiques ;
Anti-inflammatoires ;
Antispasmodiques ;
Sédatives ;
Anxiolytiques ;
Antidépressives ;
Antioxydantes ;
Antivirales.
Utilisation externe
Cicatrisant ;
Antiseptique ;
Analgésique ;
Anti-inflammatoire.

Le millepertuis est reconnu pour son efficacité pour lutter contre le stress, l’anxiété et la dépression. Son macérât huileux est connu des armoires à pharmacie pour soigner inflammations, coups, bosses, maux dentaires et autres traumatismes. L’action de cette huile sur les brûlures est particulièrement remarquable. On avait l’habitude de ramasser les petites fleurs de millepertuis le long des chemins pour les laisser se reposer pendant plusieurs semaines dans une huile de choix, souvent de l’huile d’olive. À vrai dire, on peut utiliser n’importe quelle huile végétale de première pression à froid (de préférence) pour réaliser ce macérât. Au soleil le mélange prend une couleur rougeâtre, due à un pigment aux propriétés anti-inflammatoires appelé hypéricine. L’application de cette huile n’est pas sans danger, l’hypéricine étant photosensibilisante, il ne faut évidemment pas l’exposer sur la peau au soleil.

Aujourd’hui on met surtout en avant les vertus anti-dépressives du millepertuis. Certains médicaments copient d’ailleurs son mode d’action. La teinture mère et d’autres formes d’extraits de millepertuis sont donc indiqués pour traiter dépressions, dérèglements de l’humeur, troubles du sommeil, déprimes saisonnières… Son utilisation peut se montrer très efficace, mais pas sans danger. Incompatible avec certains traitements et affections, les conséquences de sa mauvaise utilisation peuvent être graves. Pour l’utiliser à bon escient et en toute sécurité, il est donc important de bien se renseigner et de se référer à un professionnel de santé si besoin.

RÉSUMÉ DES BIENFAITS
De manière générale, on peut classer les propriétés du millepertuis dans deux catégories distinctes.

1. Action sur le système nerveux
Antidépressive : particulièrement efficace sur les dépressions saisonnières.
Anxiolytique : lutte contre le stress, l’anxiété, les angoisses et les attaques de panique.
Sédative : améliore l’endormissement et permet de retrouver un sommeil de qualité.
→ Le millepertuis est dans ce cas généralement pris sous forme d’extrait sec en gélules.

2. Application topique
Antiseptique : il permet de désinfecter les petites plaies et autres égratignures.
Anti-inflammatoire : suite aux piqûres d’insectes et aux ecchymoses.
Cicatrisante : il favorise la régénérescence des tissus.
Antalgique : il apaise les douleurs musculaires et articulaires.
Préconisé en cas de brûlure : par le feu ou par le soleil (toute brûlure du second degré doit tout de même faire l’objet d’une visite aux urgences en première intention).
→ Il s’agit de toutes les utilisations locales que l’on peut faire du millepertuis. Généralement, on utilise le macérât huileux pour cet usage.

EXTRAIT SEC ET TEINTURE MÈRE
L’extrait sec hydroalcoolique en gélules et la teinture mère de millepertuis sont utilisés pour soigner les troubles dépressifs, l’anxiété, le déséquilibre émotionnel, l’insomnie, etc. Le titrage en hypéricine ou en hyperforine est important pour mesurer son efficacité. Deux extraits à priori similaires peuvent présenter des taux de principes actifs allant du simple au double. Préférez donc acheter du millepertuis de qualité, hautement titré, pour éviter d’avoir un produit « coupé » à des substances indésirables.

💊 De manière générale, pour combattre la dépression légère à modérée, les spécialistes recommandent la prise d’extraits normalisés de millepertuis, contenant 3 % d’hyperforine ou 0,2 % à 0,3 % d’hypéricine (dosage réparti en 3 prises de 300 mg soit 900 mg en totalité), pendant une durée de 6 semaines.

Mais suivez toujours les recommandations données par le vendeur ou consultez un professionnel de la santé qui saura vous conseiller un dosage.

Il ne faut pas prendre à la légère l’action des principes actifs du millepertuis. Il s’agit, en effet, d’une plante médicinale puissante et efficace. À savoir : dans certains pays, toutes les préparations contenant du millepertuis sont réglementées ; même les préparations homéopathiques. Comme pour tout antidépresseur naturel, aucune amélioration n’est à attendre avant deux semaines de traitement minimum, le temps que son action se mette en place. Le millepertuis agit en favorisant la recapture de certains neurotransmetteurs : la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. Ces molécules naturellement présentes dans le cerveau équilibrent nos émotions. Lors d’un épisode dépressif, leur fonctionnement est perturbé. L’action du millepertuis consiste à rétablir cet équilibre.

MACÉRÂT ET HUILE ESSENTIELLE
Le macérât huileux de millepertuis ainsi que son huile essentielle sont préconisés pour le traitement topique et local des brûlures, coups, bosses, inflammations, tendinites, etc. On les utilise jusqu’à l’amélioration des symptômes.

🌞 Il est à noter que certains composants ont une action photosensibilisante : il convient donc de ne pas s’exposer au soleil après son application (minimum 6 heures).
D’autre part, une huile essentielle doit rarement être utilisée pure et il est recommandé d’effectuer un test d’allergie avant toute utilisation. Pour ce faire, appliquer une goutte d’huile essentielle diluée dans une base grasse, sur une petite surface de peau et attendre vingt-quatre heures.

⚠ Toute préparation, même en application locale, est à éviter chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 8 ans.

Composition

Constituants :

Naphthodianthrones (entre 0,05% et 0,6%), incluant l'hypéricine et la pseudohypéricine
Flavonoïdes (biapigénine, quercétine et rutine)
Composés phénoliques incluant hyperforine et adhyperforine
Procyanidines
Huiles essentielles

Usages culinaires

Posologie

osologie du millepertuis
Dépression

Précision et mise en garde

La dépression est une maladie qui doit être diagnostiquée selon des critères précis par un professionnel de la santé. Selon le nombre de symptômes et leur gravité, la dépression clinique est qualifiée de légère, modérée ou grave. Quelle que soit son intensité, la dépression nécessite un suivi médical. L’automédication n’est pas recommandée.

Extrait normalisé (3 % d’hyperforine ou de 0,2 % à 0,3 % d’hypericine). C’est ce type d’extrait qui a été utilisé au cours des essais cliniques. Prendre 300 mg, 3 fois par jour pour les extraits solides. Des extraits liquides normalisés peuvent aussi être utilisés, s’ils fournissent des quantités équivalentes d’hypericine ou d’hyperforine.
Teinture. La concentration varie d’un produit à l’autre : suivre les indications du fabricant.
Prévoir 4 semaines avant que les effets se manifestent pleinement.
Ménopause

Des extraits normalisés contenant 0,3 % d’hypericine ont été utilisés à la dose de 300 mg une fois par jour.

Précaution

Attention
Passer d'un antidépresseur de synthèse au millepertuis

Le millepertuis interagit de manière potentiellement dangereuse avec les antidépresseurs de synthèse et l'organisme peut mettre un certain temps à les éliminer. On recommande donc de ménager un certain intervalle de temps entre l'interruption d'un traitement à un antidépresseur de synthèse et le début d'un traitement au millepertuis. Votre médecin devrait pouvoir vous dire en combien de temps votre organisme aura éliminé le médicament de synthèse.
Cesser un traitement au millepertuis

Il est souvent suggéré de diminuer graduellement les dosages de millepertuis durant 1 à 2 semaines lorsque l'on veut interrompre un traitement, afin d'éviter un potentiel syndrome de sevrage.
Fromage, vin rouge et décongestifs

On a cru un temps que le millepertuis faisait partie de la famille des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO), ce qui menait à conseiller d'éviter la consommation simultanée de fromage et de vin rouge, ainsi que l'utilisation de décongestifs en même temps que la plante. Cette hypothèse est aujourd'hui infirmée et ces mises en garde ne tiennent plus. Les IMAO sont des antidépresseurs de deuxième génération, dont l'usage peut faire augmenter la tension artérielle lorsqu'on les combine à la tyramine, une substance présente, entre autres, dans le vin rouge et le fromage.
Contre-indications
On a signalé le cas d'un patient atteint de la maladie d’Alzheimer chez qui le millepertuis aurait provoqué une crise psychotique. On a relevé 2 autres cas semblables chez des schizophrènes en rémission.
Par ailleurs, comme c'est le cas pour les antidépresseurs en général, le millepertuis pourrait provoquer des périodes hypomaniaques chez les personnes atteintes de troubles bipolaires.
L'innocuité du millepertuis chez les femmes enceintes n’est pas établie hors de tout doute33. Chez celles qui allaitent, selon un suivi de 1 an auprès de 33 femmes, il semble sécuritaire34.
Les patients ayant des idées suicidaires doivent éviter de prendre du millepertuis.
Eviter de prendre du millepertuis avant une opération (risque de réduire les effets de l’anesthésiant).
Effets indésirables
Les effets indésirables liés à la prise de millepertuis sont rares et généralement bénins : légers troubles digestifs, allergies cutanées, fatigue, nervosité, maux de tête et sécheresse buccale.
On a fait grand cas de l'action photosensibilisante de la plante après que des vaches et des moutons qui broutaient dans des champs de millepertuis avaient développé une sensibilité excessive aux rayons solaires35. Cependant, 3 essais cliniques ont confirmé que l'effet photosensibilisant du millepertuis est inexistant aux doses normalement consommées36-38.

Les personnes qui ont le teint pâle ou une peau particulièrement sensible aux rayons solaires doivent s’assurer ne pas excéder les doses normales de millepertuis. Il est préférable que les personnes qui reçoivent des traitements aux rayons ultraviolets ne prennent pas de millepertuis.
Interactions
Le millepertuis interagit avec beaucoup de médicaments39. Les données actuelles indiquent que c’est l’hyperforine qu’il contient qui cause ces interactions40-45.

Avec des médicaments
Antidépresseurs. Qu'ils soient de la famille des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), comme le Prozac®, de celle des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO), comme la phénelzine, ou encore de celle des tricycliques, comme l'imipramine, les antidépresseurs de synthèse peuvent avoir des interactions dangereuses avec le millepertuis (augmentation du taux de sérotonine, par exemple).
Le millepertuis peut aussi interagir avec le tramadol (antidouleur) et le sumatriptan (antimigraineux) de la même façon qu'avec les antidépresseurs.
Le millepertuis interagit avec de nombreux médicaments. Par exemple, il diminue l'efficacité des médicaments suivants :

ivabradine (utilisé dans le traitement de l’angor stable, un trouble cardiaque);
inhibiteur de protéase (sida);
inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (sida);
cyclosporine (inhibiteur immunitaire);
digoxine (maladies cardiaques);
statine (anticholestérol, par exemple atorvastatine and pravastatine);
warfarine (anticoagulant);
agents de chimiothérapie (par exemple, imatinib, irinotécan);
anovulants;
antipsychotiques;
théophylline (asthme).
anti-inflammatoires (par exemple ibuprofène et fexofénadine).
Antidiabétiques
Sédatifs. Le millepertuis pourrait atténuer l’efficacité du zolpidem, un médicament sédatif56.
Médicaments métabolisés avec des enzymes du cytochrome P450 (enzymes du foie). En effet, le millepertuis active ces enzymes avec lesquelles interagit notamment l’antipsychotique clozapine (Clozaril)57.

Avertissement Pour les enfants de six à douze ans, l’utilisation du millepertuis doit se faire sur avis d’un médecin et d’un praticien formé à la phytothérapie. A noter que l’EMA (Agence Européenne du Médicament) précise que son usage n’est pas recommandé avant l’âge de 18 ans.


il y à des contre-indications à connaître ! Le millepertuis peut avoir une action photosensibilisante. Il est contre indiqué de le prendre (en externe sur la peau comme en interne) avant de s’exposer au soleil. Cela peut créer des allergies, des rougeurs sur la peau.

Il y a également une contre-indication avec la prise de certains antidépresseurs. Donc si vous prenez des antidépresseurs allopathiques, parlez-en à votre médecin avant de prendre du millepertuis.

On a aussi rapporté de l’inhibition de la pilule contraceptive. Cela a l’air d’être assez rare, mais il

faut savoir que ça existe.

Posologie

Indications thérapeutiques usuelles
Traitement des troubles psychosomatiques, des déprimes, des états dépressifs saisonniers, de l'anxiété, de l'agitation nerveuse ;
Il améliore aussi la qualité du sommeil et permet de lutter contre les insomnies ;
Le millepertuis perforé contribue à réduire le stress ;
Peut être utilisé pour soulager des troubles obsessionnels compulsifs ;
Atténue les douleurs musculaires telles que les crampes, les névralgies ;
Traitement des contusions, cicatrisation des plaies et des brûlures du premier degré.
Autres indications thérapeutiques démontrées
Réduction des symptômes liés à la ménopause et au syndrome prémenstruel tels que les bouffées de chaleur, les palpitations ;
Soulage les maux de dents.
Utilisation et posologie
Il est recommandé de prendre les préparations au cours des repas, afin d'éviter des problèmes gastriques.

Pour soigner une déprime ou de dépression légère, il faut compter entre deux et quatre semaines de traitement pour que les effets se fassent sentir. Il est important de connaître l'opinion d'un médecin au préalable.

En extrait liquide : de 1 à 2 ml trois fois par jour pour les douleurs névralgiques, les plaies douloureuses des mains, les brûlures au premier et deuxième degré ;
En extrait standardisé solide : 300 mg trois fois par jour ;
En extrait standardisé liquide : 0,5 à 0,9 ml trois fois par jour ;
Teinture mère : 3 à 6 ml trois fois par jour pour les troubles du sommeil ou les syndromes prémenstruels.


Des préparations peuvent être réalisées à la maison :

En infusion : mettre de 2 à 4 g de fleurs séchées dans 150 ml d'eau bouillante durant 5 à 10 minutes. Boire trois fois par jour pour lutter contre les troubles du sommeil ;
En huile : pour les massages et les cataplasmes pour cicatriser les plaies et soulager les brûlures, utiliser une part de plante sèche pour dix parts d'huile d'olive. Appliquer cette préparation sur les parties lésées une à trois fois par jour. Masser avec cette huile pour soulager les crampes et les névralgies.

Titre du paragraphe

Utilisation du Millepertuis
Pulmonaire
Millepertuis (Hypericum perforatum)

Cazin le qualifie de “stimulant balsamique que l'on a, à tort, abandonné”(4).

L'adjectif “balsamique” décrit une propriété qui rappelle un baume, riche en résines et pénétrante, donc pouvant atteindre les muqueuses pulmonaires afin de les calmer, les désinfecter et les "resserrer" (effet astringent).

Cazin nous dit que l'infusion des sommités fleuries peut être utile dans les catarrhes chroniques (inflammation des muqueuses bronchiques), l'asthme, certaines phtisies (tuberculose) même avec expectorations purulentes. Il l'emploie particulièrement dans les cas de catarrhes où l'état d'irritation s'établit dans la durée (donc devient chronique) avec des sécrétions plus ou moins abondantes.

Cazin l'associe volontiers à la grande aunée (Inula helenium) et le lierre terrestre (Glechoma hederacea) à parts égales pour les infections pulmonaires chroniques. Valnet confirme cette indication et recommande le même mélange(5).

Voila donc une indication très intéressante pour le millepertuis, définitivement oubliée aujourd'hui. Mais rappelons aussi que cette indication est partagée par d'autres plantes résineuses, et donc n'est pas unique au millepertuis.

Hépatique
Matthew Wood nous rappelle que les praticiens d'Europe de l'est ont le millepertuis en grande estime, et l'utilise pour des problèmes de foie, pour stimuler la détoxification hépatique en particulier(1). Wood explique qu'il peut être utilisé pour des problèmes de système nerveux entérique entrainant une mauvaise digestion, créant ainsi une charge sur le foie qui doit traiter ces résidus alimentaires mal digérés.

Cette ancienne indication est retenue par Valnet(5), qui l'utilise pour des congestions hépatiques et dyspepsies atoniques (indigestions dues à un système digestif déficient).

Nous verrons plus loin que, effectivement, le millepertuis accélère la détoxification hépatique en augmentant l'action de certaines enzymes utilisées pour métaboliser médicaments, drogues, hormones et polluants en circulation sanguine. Ceci explique ces interactions avec les médicaments.

Le foie est au centre de processus physiologiques multiples. En particulier, il fabrique les précurseurs de nombreuses hormones (cholestérol) et recycle le trop plein d'hormones en circulation. Est-il possible que, grâce à une détoxification hépatique, une personne se sente mieux psychologiquement car son équilibre hormonal est rétabli ? Cette hypothèse n'est pas à écarter.

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence

Vulnéraire
Nous passons maintenant à l'une des indications principales du millepertuis, un endroit ou il brille bien au dessus d'autres médicinales. Le grand Paracelse qualifia le millepertuis d'arnica des nerfs.

Si vous vous trouvez face à une situation ou les nerfs ont été endommagés, faites appel au millepertuis le plus tôt possible. Et ce sont les médecins éclectiques américains qui vont nous amener le plus d'informations à ce sujet.

Ellingwood(6) nous explique que le millepertuis peut être utilisé pour les douleurs profondes et les sensations de brûlure émanant de la colonne vertébrale lorsque l'on appuie dessus (dommages infligés aux nerfs et centres nerveux dans la colonne vertébrale). Il l'utilise pour les traumatismes crâniens, les chocs et blessures infligées à la colonne vertébrale, ainsi que pour les blessures de type perforation, accompagnées de douleurs aiguës.

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence

Cette utilisation pour les “blessures de type perforation” se retrouve chez de multiples auteurs américains de l'époque, Felter(7) et Lloyd(8)par exemple. On utilise le millepertuis lorsque l'on a marché sur un clou, lorsque l'on s'est perforé un doigt avec une agrafe, lorsque l'on s'est planté une écharde sous l'ongle et que la douleur remonte dans le bras, etc. On peut aussi l'utiliser pour les écrasements (doigt coincé dans une portière de voiture). Les extrémités (doigts, orteils) sont très innervées, donc toute blessure par perforation ou écrasement endommagera obligatoirement certains nerfs, ce qui créera une douleur aigüe, parfois insupportable.

Les homéopathes en ont aussi fait leur plante de prédilection à partir des années 1800 (Muller étant un des premiers à en parler) pour les douleurs névralgiques et les blessures dues à un traumatisme (crânien ou autre).

D'une manière générale, le millepertuis sera utile pour toute lésion affligée à la structure d'un nerf, causant une inflammation, avec douleur qui peut être suivie le long du nerf. Le nerf lui-même est touché, la couche de myéline a été endommagée. Une sciatique en est l'exemple typique. Une huile (non diluée) ou mieux une alcoolature de millepertuis diluée au taux de 20% (1 proportion d'alcoolature pour 4 proportions d'eau) est appliquée le long du nerf douloureux, la teinture mère est aussi prise en interne. Il faut être patient (plusieurs semaines) avant de constater un effet.

Il est efficace pour les nerfs enflammés dus à un pincement, parfois à la suite d'un mouvement brusque pour prévenir une chute par exemple. Matthew Wood le recommande pour les chutes sur le coccyx, une chute sur la glace par exemple, ou une chute en skateboard.

Pour les problèmes de peau, l'huile de millepertuis agit en tant qu'anti-inflammatoire, et est en particulier utilisée pour les brulures dues à l'exposition au soleil. En Provence, l'huile rouge jouit d'une réputation méritée pour les coups de soleil. Elle peut aussi être appliquée sur tout type d'éraflures, brulures, érythèmes et peaux sèches et s'avèrera nourrissante.

Le millepertuis peut être utilisé pour le zona et les poussées d'herpes et boutons de fièvre (application locale dès que les premiers petites démangeaisons se font sentir), le virus (herpes simplex ou zoster) se logeant dans les ganglions nerveux et la douleur étant de type névrite.

Le millepertuis calme les inflammations locales et favorise une meilleure circulation autour d'un traumatisme, aidant ainsi à réduire un œdème. Pour les cas de bleus, ecchymoses, contorsions musculaires, appliquez localement une huile ou une teinture mère de millepertuis diluée (compresses). Pour ces cas là, il se mélange évidemment très bien avec l'arnica.

Sédatif des nerfs
Cette propriété commence à se rapprocher du profil moderne d'antidépresseur. Le millepertuis relaxe les nerfs hyperactifs et hypersensibles.

Michael Moore le recommande pour les toux spasmodiques des enfants, en massant l'huile sur le dos de l'enfant dans la région des vertèbres T1 à T4 afin de relaxer les nerfs périphériques hypertoniques et responsables de cette toux.

Felter et Lloyd nous disent que “l'Hypericum a des pouvoirs indubitables sur le système nerveux”(8). Plusieurs médecins américains de l'époque l'utilisent pour les états d'hystérie. D'autres mentionnent une capacité à sortir les personnes de leurs états de morosité et de “mélancolie” passagère.

Henry(9) l'utilise chez les hystériques, mais aussi chez les maniaques et hypochondriaques. On se souviendra aussi qu'au moyen âge, on pensait que le millepertuis pouvait éloigner les esprits diaboliques ainsi que les sorcières. Il est fort possible que les dites sorcières furent simplement des femmes traversant des états de déséquilibre nerveux, et que le millepertuis ait pu aider dans certains cas.

Certains médecins des années 1800 et début des années 1900 l'utilisent pour l'insomnie de cause nerveuse, et pour les traversées difficiles (psychologiquement) des périodes clés de la vie, comme la petite enfance (urinations et terreurs nocturnes), l'adolescence (règles douloureuses), la ménopause (anxiété et troubles du sommeil), etc. L'adolescence et la ménopause étant des périodes de fluctuations hormonales, il est logique qu'une plante du foie puisse régulariser certains déséquilibres hormonaux.

Etats dépressifs
Le millepertuis agit sur les niveaux de neurotransmetteurs présents dans l'environnement cérébral. Certaines études le qualifient d'inhibiteur de la monoamine oxydase, d'autres d'inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine. La meilleure hypothèse que nous ayons aujourd'hui est que le millepertuis agit sur la recapture des 5 neurotransmetteurs principaux : sérotonine, noradrenaline, dopamine, acide gamma-aminobutyrique (GABA) and L-glutamate(14).

Pour mieux comprendre l'action du millepertuis, catégorisons les états dépressifs comme ceci :

Dans une première phase, la personne commence à rentrer dans des états dépressifs passagers. Un choc émotionnel vient de s'opérer. Parfois le choc est évident - un divorce, le décès d'un proche, un licenciement, etc. Parfois, plusieurs évènements se sont étalés sur des années, et une goutte fait déborder le vase. Quels que soient les déclencheurs, la personne alterne entre état dépressif et état normal.
Dans une deuxième phase, la personne descend dans un état dépressif chronique et profond. Il n'y a quasiment plus de yoyos, il y a peu de moments où la personne se sent bien. Les idées noires, la morosité, l'envie de ne rien faire, l'anxiété, tout semble s'installer de manière permanente.
Le millepertuis est surtout efficace en phase 1, et peine souvent à apporter une aide en phase 2.

Michel Moore recommande le millepertuis surtout lorsque l'état dépressif est accompagné de colère. Il a observe que le millepertuis agit très bien sur les hommes traversant une période difficile. Le cas typique étant l'homme qui jusque-là réussissait beaucoup de choses, mais tout à coup doit faire face à un rejet social. Il était en pleine ascension professionnelle et s'est fait licencié. Ou peut-être sa femme l'a quitté subitement. Pour Moore, l'homme est beaucoup moins mature que la femme dans les situations de rejet, ce qui donne lieu à une grande colère suivie de dépression. Cet échec devient une fixation, une obsession même, et la personne n'arrive pas à penser à autre chose, ressassant sans-cesse l'échec.

On notera l'association en médecine chinoise entre colère et foie, et on se rappellera que le millepertuis est aussi une plante du foie.

Il est utile pour les cas de dépressions saisonnières. Dans ces cas là, la personne redoute l'arrivée de l'hiver, du froid, du manque de lumière, des jours qui diminuent et de la possibilité réduite à mener certaines activités. Certains lecteurs Canadiens comprendront...

D'ailleurs, le fameux phytothérapeute allemand Rudolf Weiss(13) nous donne l'explication suivante : le millepertuis induit une photosensibilité (sensibilité à la lumière), donc rend la personne plus apte à capter les rayons du soleil. Weiss nous rappelle que certains cas de dépressions peuvent être dus à un manque de mélatonine résultant d'un manque de lumière.

Cueillette
Voir ma vidéo à ce sujet.

Avant sa floraison, et si on connait mal la plante, il sera quasiment impossible de l'identifier. La plante reste relativement petite (20 à 50 cm de hauteur), et d'un vert tendre qu'il est difficile de repérer au printemps lorsque la végétation aux alentours est en pleine croissance.

Voir la photo ci-dessous. Vu d'en dessus, les feuilles arrondies s'opposent sur la tige et s'alternent en paires pour former une croix .De près, on arrive à voir les minuscules perforations de la feuille qui lui ont valu le nom d'Hypericum perforatum.

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence
Prenez une feuille et regardez-la en transparence face à une source de lumière. Si vous arrivez à voir ces mille "pertuis", ces mille trous qui sont en fait des glandes regorgeant de principes actifs, vous êtes probablement en présence d'Hypericum perforatum.

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence
Lorsque le millepertuis commence à fleurir, il est dur de passer à coté. On le trouve parfois en plant isolé, comme la photo ci-dessous.

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence
Ou on le trouve dans des champs et terrains vagues où les plants se touchent et forment une couverture jaune vif qui peut être assez spectaculaire.

Le test ultime consiste à écraser une fleur encore en bouton entre ses doigts. Si vos doigts se colorent d'un beau pigment rouge foncé, vous êtes bel et bien en présence de millepertuis. Ce pigment rouge provient des étamines de la plante, et peut aussi être observé à l'œil nu lorsque l'on regarde une fleur de près (voir photo ci-dessous).

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence
La meilleure période pour cueillir le millepertuis est :

Loin de la dernière pluie, sinon le millepertuis sera gorgé d'eau ;
Lorsque la plante vous fournit une grande quantité de fleurs toujours en bouton, c'est là ou les composants actifs seront à leur maximum (certaines fleurs seront ouvertes, cueillez les aussi) ;
Le matin après que la rosée se soit évaporée.
Selon les régions et la température, on pourra le cueillir de fin Juin à fin Juillet, début Juillet étant habituellement la période optimale (mais là encore, c'est le stade de floraison qui sera déterminant et pas la date).

Pour la cueillette, munissez vous d'un bon sécateur. Une méthode simple et rapide consiste à rassembler les tiges fleuries en un petit fagot, et de couper 2 cm en dessous des fleurs en laissant un petit morceau de tige et quelques feuilles. Ceci permet d'en ramasser une grande quantité en un temps raisonnable. Voir ci-dessous.

Millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence
Si vous désirez les faire sécher pour les consommer en infusion, étalez les fleurs sur un banc de séchage que vous laisserez reposer à l'ombre dans un endroit sec. Mais attention à la durée de séchage. Sécher les fleurs ouvertes et les feuilles est relativement rapide. Mais pour les fleurs encore fermées, il faut beaucoup plus longtemps. Les fleurs en boutons regorgent d'humidité, et on peut se faire piéger en pensant que tout est sec, pour voir plus tard apparaitre de la moisissure et devoir jeter le lot.

Pour contrôler si les boutons sont bien secs, écrasez-en quelques uns entre vos doigts et voyez si de l'humidité subsiste.

Préparation de l'huile rouge
On ne peut pas faire macérer la plante fraiche dans l'huile sous risque de moisissure et de fermentation. Mais afin de profiter de la quantité optimale de principes actifs, attendez que les fleurs soit quasiment sèches mais pas complètement. Elles sont froissées, fripées, presque sèches, et ont perdu la quasi totalité de leur eau.

Ensuite, placez la plante dans un grand bocal et recouvrez d'huile d'olive vierge. Laissez macérer pendant plusieurs semaines dans un endroit qui reçoit un peu de chaleur, de la lumière mais pas directement au soleil (les UVs ont la particularité de détruire beaucoup de composants actifs). Pour plus d'informations, voir l'article sur les macérats huileux.

L'huile finale doit être d'un beau rouge sombre comme un jus de cerise lorsqu'on la regarde dans un endroit non exposé à la lumière directe, et rouge vif comme du sang lorsqu'on la regarde sous la lumière du soleil. L'huile peut être appliquée le long des nerfs douloureux et endommagés, ou sur une peau irritée ou brulée.

Huile de millepertuis (Hypericum perforatum) - Photo AltheaProvence
Préparation de la teinture
Si vous avez accès à des alcools de forte concentration (80° ou plus), teinturez la plante fraiche, elle contiendra plus de composants actifs. Sinon, faites sécher la plante, et teinturez la dès qu'elle est sèche avec un alcool à 45°.

Pour l'alcoolature de millepertuis frais : utiliser 200 ml d'alcool à 80°ou plus pour chaque 100 g de plante (c'est-à-dire une proportion de 1:2);
Pour la teinture (millepertuis sec) : utiliser 500 ml d'alcool à 45° pour chaque 100 g de plante (c'est-à-dire une proportion de 1:5).
Pour plus d'informations, voir l'article sur les macérations alcooliques.

Si vous avez un millepertuis de qualité, l'alcoolature doit devenir rouge très rapidement, et même quasi instantanément si vous faites une alcoolature de plante fraiche. Voir photos ci-dessous pour une teinture mère de plante fraiche.

Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum) - avant ajout d'alcool - Photo AltheaProvence
Avant l'ajout d'alcool
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum) - macération Jour 1 - Photo AltheaProvence
Après l'ajout d'alcool
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum) - macération Jour 3 - Photo AltheaProvence
2 jours plus tard
Dosages
Comme toujours, les dosages varient en fonction de la personne et de la situation. D'une manière assez générale :

Alcoolature : 5 à 30 gouttes, une à trois fois par jour selon la situation ;
Infusion : utiliser uniquement la plante récemment séchée, 15 g à 30 g de sommités fleuries pour un litre d'eau, boire de 2 à 4 tasses par jour;
Huile : application locale plusieurs fois par jour. L'alcoolature diluée peut aussi être appliquée localement en compresses (elle sera mieux absorbée).
Interactions millepertuis-médicaments
Les interactions entre les médicaments et le millepertuis sont bien connues aujourd'hui, bien qu'elles restent très complexes. Cette section est inspirée en grande partie de l'excellent “Herb, Nutrient, and Drug Interactions” de Stargrove, Treasure et McKee(12).

Voir aussi mon article sur les concepts de base pour les interactions plantes-médicaments. Vous pouvez aussi sauter l'explication suivante qui est d'ordre technique, et directement passer à la section “ce qu'il faut retenir” plus bas.

Le millepertuis induit principalement le substrat 3A4 du CYP450, et ceci d'une manière significative. Selon certaines études, il semble aussi induire d'autres substrats d'une manière secondaire (1A2, 2C9, 2C19, 2D6). Mais les différentes études in-vitro et in-vivo ne s'accordent pas toujours entre elles pour ces substrats secondaires.

Le problème principal est que de très nombreux médicaments sont métabolisés par le substrat 3A4 localisé dans la muqueuse intestinale et dans le foie.

Une induction signifie un métabolisme plus rapide du médicament qui utilise ce substrat. Si la personne prend en même temps du millepertuis et un médicament métabolisé par le substrat 3A4, le médicament sera métabolisé et donc évacué plus rapidement par le système, entrainant une quantité de médicament disponible en circulation sanguine inférieure à ce qui était prévu, donc moins efficace. Dans certains cas, l'effet est d'abord une diminution du métabolisme du médicament (créant des problèmes potentiels de toxicité du médicament), suivi par une augmentation du métabolisme (un effet biphasique).

Mais les choses ne sont pas aussi simples, car certaines études démontrent qu'une interaction médicament-millepertuis qui semblait inévitable n'est en pratique pas mesurable sur la personne. Les choses sont même très complexes, selon que l'on parle d'un composant isolé du millepertuis (hypéricine, hyperforine, etc) ou du mélange obtenu avec la plante fraiche.

Ce qu'il faut retenir : Faites preuve de prudence dès qu'il y a co-administration de millepertuis et de médicaments. Consultez votre médecin ou pharmacien avant de prendre la décision.

Pour information, voici une liste non-exhaustive des médicaments présentant des risques d'interactions :

Les antidépresseurs de type tricycliques (ex : Elavil) et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ex : Prozac, Deroxat, Effexor, etc);
Les anxiolytiques de type benzodiazepines (ex : Xanax) ;
Les anesthésiques ;
Les médicaments antirétroviraux (ex : Indinavir) utilisés dans les cas de SIDA et VIH ;
La cyclosporine (un médicament antirejet utilisé pour les greffes d'organes) ;
Les glycosides cardiaques de type digoxine et autres ;
La warfarine et autres anticoagulants ;
Certaines pilules contraceptives (voir note ci-dessous au sujet de la pilule).
Il y en a d'autres. Si vous prenez actuellement des médicaments, consultez votre médecin ou votre pharmacien pour discuter d'une interaction possible avec le millepertuis.

On parle aussi beaucoup du fait que le millepertuis peut diminuer l'efficacité de la pilule contraceptive. Cette interaction reste largement théorique basée sur l'induction du métabolisme de l'estrogène et de la progestine par le millepertuis. Malgré les bruits qui courent, les cas documentés de conceptions accidentelles sont anecdotiques, et les données provenant de la littérature scientifique sont d'après Stargrove, Treasure & McKee non conclusives(12).

Parmi ce manque de preuves conclusives, il vaut mieux là encore rester prudent, en particulier dans les cas de pilules faiblement dosées.

Précautions additionnelles
Le millepertuis peut induire une photosensibilité, c'est-à-dire une sensibilité accrue aux rayons du soleil, avec risque de brûlure.

Ceci est contesté aujourd'hui, en particulier dans le monde de l'herbalisme anglophone. Laissez-moi vous donner mon point de vue ici :

Plusieurs cas ont été relevés dans la littérature scientifique. Je ne vais pas donner toutes les références ici, trop long. Un exemple ici.
Ces références ont été réfutées par certains. En ce qui me concerne, j'en ai lu assez pour me dire "il y a un truc".
Ces cas surviennent en général lorsque prise d'un comprimé (extrait sec) standardisé en hypéricine et plus ou moins fortement dosé. Aucune mention d'effet secondaire de ce type avec la teinture. Avec les formes traditionnelles (infusion, teinture), en général pas de souci.
J'ai moi-même fait l'expérience d'une photosensibilité sévère après avoir passé une journée à ramasser du millepertuis, les doigts très rouges à me frotter le front pour enlever la transpiration. J'ai gardé des marques (brûlures) pendant 3 semaines. Les copains en ont bien rigolé (pas moi).
Conclusion : si vous prenez du millepertuis sous forme de comprimé standardisé en hypéricine, ne vous exposez pas trop au soleil.

Les probabilités de photosensibilité sont très faibles, mais en ce qui me concerne elles existent. Donc comme toujours, mieux vaut être prudent.

En cuisine

Et pour finir, on ne va pas oublier que le millepertuis est aussi une plante comestible ! On peut grignoter les jeunes pousses, les boutons floraux et les fleurs. Ces dernières font une belle décoration des plats, on peut les mettre dans des salades, on peut utiliser les jeunes pousses en aromate avec des légumes, dans des plats mijotés, les omelettes et soupes… Cuits ou macérés, les fleurs vont toujours apporter une coloration rouge.

Les feuilles et fleurs aromatisent les boissons (vin, liqueurs, bières et infusions bien sûr) auxquelles elles apportent un goût rappelant le thé noir avec une rondeur que j’apprécie beaucoup en infusion.. Certains utilisent même le macérat huileux comme huile de table. Il est vrai que l’huile de millepertuis sens particulièrement bon…