La bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris)

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Bourse à pasteur

Composition

Flavonoïdes, choline, acétylcholine, histamine, tyramine.

Usage culinaire

En Europe, on mange les jeunes rosettes de feuilles, crues ou cuites, au printemps surtout. On les a également conservées par lactofermentation. Au Japon, elles constituent l'une des sept herbes printanières traditionnelles, hachées et cuites avec du riz et d'autres plantes sauvages. Un peu sucrées, les petites fleurs blanches peuvent s'ajouter aux salades. On peut également exprimer le suc de la plante fraîche et l'ajouter à un jus de légumes. Enfin, les petites graines possèdent une saveur piquante qui en fait un excellent condiment, tout à fait terroir.

Propriétés médicinales

Utilisation interne
Action hémostatique : la bourse-à-pasteur agit sur les règles trop abondantes, notamment au moment de la puberté et de la périménopause. 
D'une manière générale, elle arrête les saignements, par exemple en cas d'hématurie (présence de sang dans les urines) et d'hémoptysie (présence de sang dans les voies respiratoires).
Action circulatoire : elle soulage les personnes souffrant du syndrome des jambes lourdes, de varices ou d'hémorroïdes. (effets vasoconstricteurs)
Action astringente : cette plante aide à lutter contre les infections urinaires telles que la cystite et contre les diarrhées.
Utilisation externe
Propriétés antihémorragiques : la bourse-à-pasteur stoppe les saignements spontanés ou consécutifs à des blessures et favorise la cicatrisation des plaies.
Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la bourse-à-pasteur a servi à combattre le scorbut. 
De plus, elle serait un antiseptique urinaire et aurait la propriété de dissoudre les calculs aux reins. on l'emploie beaucoup pour les maladies de vessie, surtout des vieillards. 

 Tonique astringent, elle est réputée augmenter le tonus du muscle utérin, action qui serait d'ailleurs connue depuis l'Antiquité grecque. Varices, hémorroïdes, hémophilie, hématurie et hémoptysie bénéficieraient également de son activité hémostatique.

Les composés actifs de la plante s'altèrent rapidement une fois qu'on l'a récoltée. D'où la recommandation traditionnelle, séculaire, de l'employer uniquement fraîche, que ce soit en infusion ou en teinture, chose relativement facile, car elle se récolte pratiquement tout au long de la saison. À cause de ses propriétés astringentes, on l'a aussi employée contre la diarrhée. On lui attribue en outre le pouvoir de stimuler la circulation et d'abaisser la pression sanguine. De plus, elle serait utile contre l'épilepsie et certaines affections nerveuses. Pour leur part, les Chinois assurent que les graines améliorent la vision.

Autres indications thérapeutiques démontrées
Ulcères gastriques ; dorsalgies ; lumbago (en association avec la prêle ).

Posologie

En infusion : faire bouillir 50 g de bourse-à-pasteur dans 1 l d'eau et boire de 2 à 4 tasses par jour de cette préparation. En extrait fluide : consommer 3 cuillères à café par jour. En teinture mère : boire, deux fois par jour, 20 gouttes diluées dans 1 verre d'eau. En décoction au vin, pour les problèmes circulatoires : faire bouillir 25 g de bourse-à-pasteur et autant de vigne rouge dans 1 l de vin rouge, pendant dix minutes. Prendre 1 petit verre avant le déjeuner et le dîner. 

On prépare l'infusion en faisant bouillir puis infuser 10 minutes 30 à 60 g de plante par litre d'eau. Prendre trois tasses par jour, entre les repas. La teinture se prépare en faisant macérer pendant 10 jours 350 g de plante fraîche dans un litre d'alcool à 45 %. Prendre 15 à 20 gouttes, 2 ou 3 fois par jour.

Par voie externe, on peut appliquer la plante fraîche sur les plaies, particulièrement sur les coupures qui saignent abondamment. De même, on arrêtera un saignement de nez en plaçant dans la narine un morceau d'ouate imbibé du suc de la plante.